Retournement de situation: c'est un joueur lierrois qui aurait frappé un supporter en premier!
ANDERLECHT Le dernier mot n'a pas encore été dit concernant la bagarre dont a été victime Bjorn De Wilde, joueur de Westerlo, après le match Anderlecht - Betis Seville de mercredi dernier. Pour rappel, De Wilde s'était fait agresser par plusieurs supporters anderlechtois après la partie, alors qu'il se promenait le long du stade. Son nez fracturé l'empêchera de jouer au football pendant les trois semaines à venir. «Un scandale!» s'exclama De Wilde, qui prétendait que les supporters l'avaient attaqué sans aucune raison. Son amie, l'ancienne Miss Belgian Beauty Eveline Hoste, et Thoke Delorge, la copine de Laurent Delorge, avaient même dû s'enfuir pour ne pas recevoir de coups.
Mais selon plusieurs témoins qui nous ont contactés, le premier coup dans tout cet incident a été donné par... Jimmy Smet. Ce défenseur du Lierse de 28 ans (il a joué au RWDM dans la saison 2001-2002) était au match avec Vanderstraeten, Imschoot et De Wilde, à l'invitation de Delorge. Samedi soir, une plainte pour coups et blessures a été introduite contre Smet par un supporter anderlechtois qui souhaite rester anonyme, mais dont le récit a été confirmé par plusieurs témoins.
«Je ne rate pas un match d'Anderlecht et comme toujours, je buvais mon verre après la rencontre. Je l'avoue, j'en avais bu un de trop, et c'est pour cela que quand j'ai vu Bjorn De Wilde passer, j'ai crié. Qu'est-ce que tu fais ici, toi? Selon d'autres, j'aurais employé le mot Jeanette, ce qui est possible, mais je ne m'en rappelle plus. Je ne l'ai pas touché. La première chose dont je me souvienne avec certitude, c'est que je me suis réveillé à terre, la tête pleine de sang. Selon mes copains, j'avais reçu un coup de poing par quelqu'un qui m'a attaqué par-derrière. Tout le monde était convaincu qu'il s'agissait de Jimmy Smet. Je suis tombé avec ma tête contre un coin de bordure. Pendant plusieurs secondes, j'ai perdu conscience.»
Là-dessus, la bagarre générale s'est déclenchée. «J'étais trop sonné pour me mêler à la bagarre, donc ce n'est certainement pas moi qui ai cassé le nez de De Wilde. J'ai entendu que Smet s'était enfui et qu'il a laissé son copain De Wilde tirer son plan. D'ailleurs, en faisant ma déclaration à la police, celle-ci m'a lu la déclaration de De Wilde, qui dit: C'est Jimmy Smet qui a frappé un supporter anderlechtois en premier. Ce sont des bons copains, ces deux-là!»
X a refusé de partir en ambulance. «Comme j'avais bu, je ne me suis pas rendu compte de la gravité de ma blessure. J'ai continué de boire, mais le lendemain, j'ai dû aller à l'hôpital. Là, on m'a soigné, mais on m'a expliqué qu'il était trop tard pour me recoudre. J'ai dû prendre un jour de congé de maladie. Les policiers d'Anderlecht m'ont dit que je ne devais pas compter sur une grosse somme d'argent de la part de Smet, mais je m'en fous. Ce n'est pas de l'argent que je veux. Je veux éviter qu'un joueur de football, qui doit donner l'exemple, se comporte ainsi à l'avenir. Il doit se tenir aux mêmes règles que nous, supporters.»
X tenait à conclure par une anecdote assez bizarre. «Samedi, Bjorn De Wilde a passé un coup de fil à un membre du noyau dur d'Anderlecht. Sur la boîte vocale de ce supporter, De Wilde demandait s'il ne savait pas quel est le gars qui lui a cassé le nez. N'est-ce pas incroyable qu'il téléphone à un hooligan?»