La fan card est morte !!!

La fan card est morte !!!
Dès la saison 2005-2006, elle ne sera plus nécessaire comme moyen d'identification et de sécurisation

BRUXELLES La fancard, créée pour sécuriser les stades de football, est officiellement supprimée, a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur Patrick Dewael, dans un communiqué. Dès la saison 2005-2006, elle ne sera plus nécessaire comme moyen d'identification et de sécurisation. Les faits de hooliganisme avaient conduit les autorités à prendre une série de mesures pour lutter contre ce phénomène et sécuriser les stades. La fancard, qui permettait d'identifier le supporter, faisait partie de cet arsenal législatif.


«Afin de donner aux supporters la possibilité d'aller voir le match sans trop de restrictions, le gouvernement fédéral a décidé, sur proposition du ministre de l'Intérieur Patrick Dewael, de supprimer par arrêté royal la fancard comme moyen d'identification obligé dès la saison 2005-2006 », pouvait-on lire vendredi dans le communiqué du ministre.


Patrick Dewael souligne également le «mécontentement croissant des supporters sur la possession obligée de la fancard et les nombreux abus à la suite desquels le système n'offrait pas suffisamment de garanties de sécurité ». Environ 400.000 fancards ont été réparties parmi les supporters par la Confédération du Football Professionnel. Jusqu'à la saison 2003-2004, cette fancard (uniquement d'application pour les matchs en première division) coûtait 12,5 euros. Elle était gratuite la saison dernière.


Critiqué, le système de la fancard était loin de recueillir l'unanimité auprès des supporters et des autorités. En concertation avec le monde du football et les services policiers, le ministre a donc fondamentalement révisé la réglementation autour de la politique des tickets. La nouvelle proposition, approuvée en conseil des ministres en date du 17 juin 2005, réduit au maximum le nombre de mesures restrictives qui empêchent les supporters bienveillants et occasionnels d'aller voir un match.


«Ce sont les agitateurs qui seront visés, et non plus tous les supporters. Je continue à défendre une approche sévère de ce petit groupe d'hooligans violents, mais je caresse l'ambition de rendre le football aux vrais supporters moyennant des mesures spécifiques », a déclaré Patrick Dewael. Grâce à la suppression de la fancard, le supporter occasionnel pourra sans aucun problème aller au stade avec sa famille ou ses amis.
L'identification n'est plus obligatoire au guichet et on pourra acheter 4 tickets par personne.


Parallèlement, Patrick Dewael souhaite renforcer la répression à l'égard des hooligans. «Ceux qui violent leur interdiction de stade obtiendront une sanction minimale de 1000 euros ainsi qu'une année supplémentaire d'interdiction de stade quand ils seront surpris. Dans le cas d'une seconde infraction, c'est surtout l'amende pécuniaire qui augmentera », précise encore le communiqué.


Un réseau de caméras renforcé, des stewards et des spotters permettront également de réduire l'insécurité dans les stades, selon le ministre de l'Intérieur.


«Par l'introduction de la nouvelle réglementation, il ne faut plus de fancard pour assister à un match. La fancard peut continuer à exister comme carte de privilèges, mais non plus comme carte de sécurité », a conclu Patrick Dewael.

# Posté le samedi 18 juin 2005 18:04

Le football redevient une fête !

Le football redevient une fête !
Ces dernières années, la zone de police Midi, la Commune d'Anderlecht et le RSC Anderlecht ont pris des mesures sérieuses pour bannir la violence dans et autour du Stade Constant Vanden Stock. Jacques Simonet le Bourgmestre d'Anderlecht, le manager d'Anderlecht Herman Van Holsbeeck et le Commissaire de police de la zone Bruxelles-Midi Philippe Boucar ont donné aujourd'hui le texte et l'explication via une conférence de presse au stade CVDS.

20 ans après le drame du Heysel, la sécurité dans les stades se trouve maintenant à nouveau plus que jamais au centre des préoccupations. Le manager d'Anderlecht Herman Van Holsbeeck indique que le Sporting continuera à faire des efforts pour encore améliorer la sécurité. "Premièrement nous voulons adapter la formation du steward. Les stewards ne pourront jamais remplacer la police, mais en les formant spécialement, nous pouvons leur donner plus de responsabilités de telle façon que la police puisse s'orienter vers d'autres affaires. Deuxièmement, nous sommes aussi occupés à regarder si nous ne pouvons pas encore améliorer le fonctionnement des 24 caméras de surveillance que nous avons maintenant à notre disposition. Et troisièmement, nous voulons retirer, à partir de la saison prochaine, une grande partie des barrières autour du terrain " déclare le manager. "Il s'agit concrètement dans une première phase des barrières de la tribune trois, ensuite normalement les autres seront aussi enlevées systématiquement. À plus long terme, toutes les barrières - sauf celles chez les visiteurs - devraient appartenir au passé."

Avec la Commune d'Anderlecht et la police, le Sporting essaye de réduire systématiquement les frais pour la sécurité. Cela reste aussi le but principal pour le manager d'Anderlecht. "Notre objectif principal est la diminution des frais, mais en plus nous voulons que le slogan le football, une fête soit de nouveau vraiment en vigueur. Non seulement les 90 minutes du match mais aussi avant et après le match. Notre nouveau manager en marketing Chris Lioen s'en s'occupera. C'est notre intention d'attirer à nouveau plus de familles avec enfants vers le stade. Et troisièmement, nous voudrions aussi volontiers améliorer le contact avec les habitants du quartier."

Les services policiers travaillent plus efficacement grâce à différentes mesures et initiatives. Les dernières années, la sécurité a donc déjà été beaucoup améliorée lors des matchs dans le Stade Constant Vanden Stock. D'une part par des moyens répressifs et d'autre part par des moyens préventifs. Via la loi de football de 1998 (et la version adaptée de 2003 grâce à laquelle les violations de la loi football peuvent aussi être sanctionnées dans une zone autour du stade), la police dresse un procès-verbal lors de la plus petite infraction. De ce fait, les voyous risquent une amende ou l'interdiction de stade. Les interdictions de stade courent de trois mois jusqu'à deux ans. Environ 60 personnes ont une interdiction de stade au Stade Constant Vanden Stock.

Il y aussi des mesures préventives à côté des répressives :
- le placement de caméras de surveillance dans et autour du stade.
- avec une clôture coulissante, une rue peut être fermée. Les supporters sont dirigés dans la bonne direction.
- pour éviter les confrontations entre supporters et éviter les incidents, les visiteurs sont obligés pour venir avec un bus, dès que les autobus de supporters ont quitté l'autoroute, ils reçoivent une escorte policière jusqu'au stade. Les supporters visiteurs doivent monter et descendre sur un parking spécial grâce auquel ils n'arrivent plus dans l'espace public Anderlechtois.
- pour tenir séparés les supporters visiteurs et locaux, des blocs sont sacrifiés.
- comme la masse de véhicules attire les voleurs au cours d'un match de football, la police apporte un gardiennage discret, Carfoot. En quelques années, cette action a fait régresser le nombre de vol. (avant 10 par match, maintenant 10 par saison)
- la zone de police Midi dispose aussi d'une cellule football spécialisée. La cellule compte 15 spotters. Les spotters sont des agents de police qui se mêlent aux supporters, aussi pendant les matchs en déplacement. Ils reconnaissent tout de suite les possibles fauteurs de trouble.

Grâce à toutes ces mesures, le nombre d'heures de travail au cours des matchs continue à diminuer. Lors de la saison 2002-2003, la police a travaillé 25.722 heures alors que la saison 2004-2005 passée, ce n'était plus que 19.142 heures seulement. Les hommes utilisés ont aussi diminué, même au cours des matchs à risque. Il y a trois saisons lors de RSCA-Club Bruges 491 policiers avaient été mis au travail, alors qu'il n'y en avait en 2004 plus que 260. Pour le match à risque RSCA-Standard, le nombre d'hommes a même été revu plus que de moitié : de 437 en 2002 à 169 en 2005.

Toutes ces mesures sont destinées à recevoir en sécurité les supporters qui assistent au match à domicile au stade Constant Vanden Stock. Durant la saison passée, aucun grand incident n'a eu lieu. Comme le nombre d'hommes utilisés a diminué, plus de sécurité et une ambiance plus agréable sont apparues autour du stade. Le RSC Anderlecht a joué lors de ce championnat 23 matchs à domicile et a pu accueillir 22500 supporters de moyenne par match.

# Posté le lundi 06 juin 2005 15:51

NON A L'EUROPE!!!

NON A L'EUROPE!!!
NO COMMENT...

# Posté le jeudi 02 juin 2005 10:47

«Je vous présente solennellement toutes nos excuses»

Le monument aux 39 victimes du Heysel a été dévoilé ce dimanche devant un millier de personnes

BRUXELLES Du noir et du blanc. Derrière les barrières qui protègent le monument commémoratif, un millier de supporters de la Juventus Turin se sont rassemblés, portant les couleurs de leur club. Mais le noir et le blanc, c'est aussi le deuil et l'espoir. Hier, dimanche 29 mai, 20 ans jour pour jour après la tragédie du Heysel, tous étaient rassemblés devant l'ancien bloc Z pour pleurer les morts et souhaiter des rencontres de football exemptes de toute violence.


Si une tige en inox haute de 13 mètres s'extirpe du sol comme pour vaincre la barbarie, une bâche recouvre le socle de l'oeuvre dénommée Arrêtez les horloges et signée Patrick Rimoux. À 15h, devant le stade Roi Baudouin, l'heure est d'abord au discours.


«Cette commémoration, nous la voulons humble, digne et placée sous le signe de la fraternité», dira le bourgmestre de la ville de Bruxelles, Freddy Thielemans, devant des personnalités politiques comme Elio Di Rupo ou Charles Picqué. «Ce que je retiendrai de la préparation de cet événement, ce sont la sagesse, la pudeur et le renoncement à tout sentiment de vengeance des plus touchés», ajoutera le mayeur avant de s'adresser aux familles: «Je vous présente solennellement toutes nos excuses pour les souffrances auxquelles vous avez dû faire face.»


La même honte


Dans la foule, on applaudit. Et l'émotion sera encore plus forte lorsque seront cités les prénoms des 39 victimes qui ont péri 20 ans plus tôt, lors de cette maudite finale de Coupe des Clubs Champions, qu'elles soient italiennes, belges, françaises ou anglaise. À ce moment, les ultras de la Juve brandissent les écharpes en signe de recueillement. On peut y lire, en italien, 39 étoiles toujours dans nos coeurs ou encore Pour ne pas oublier.


L'oubli, la hantise de tous. Antonio Tajani, à la tête du Comité italien pour la commémoration du 20e anniversaire de la tragédie du Heysel, dira, lui, que les 39 victimes «ne doivent pas constituer un sacrifice vain. Ce monument doit être un hymne à la paix. Le sport n'est pas violence mais courage et respect de l'adversaire».


Le maire de Liverpool ainsi que l'échevin des Sports de la ville de Turin étaient également présents sur l'esplanade du stade Roi Baudouin. «La ville de Liverpool exprime sa solidarité aux familles touchées par la tragédie», déclarera Alan Dean, le maire de la cité anglaise. Dean Stamley, l'un des rares supporters de Liverpool présents à Bruxelles, ira plus loin: «J'étais là il y a 20 ans et j'éprouve toujours la même honte en tant que supporter de Liverpool.»


Rebecca est la fille de Jacques François, victime française du drame. À 16 h, comme tous les spectateurs présents, elle découvre enfin l'oeuvre. «On vit avec la douleur », raconte Rebecca, le soleil dans ses yeux humides. «Mais aujourd'hui, on a le sentiment que quelque chose a été fait pour le souvenir de nos morts. Nous tenons d'ailleurs vivement à remercier la ville de Bruxelles.»

# Posté le lundi 30 mai 2005 13:50

Drame du Heysel - Michel Platini: «Les critiques se trompent de cible»

Il y a 20 ans jour pour jour que le football européen connaissait une de ses plus grandes catastrophes



PARIS L'ancien milieu de terrain de la Juventus Turin, Michel Platini, mis en cause samedi par des journaux au sujet du 20e anniversaire de la tragédie du Heysel, a estimé que «les critiques se trompaient de cible», se disant «plus que surpris par les attaques à son encontre.»


Samedi, plusieurs journaux ont épinglé le «silence» de Michel Platini, lui reprochant notamment d'avoir exulté après avoir marqué l'unique but du match et s'être muré dans le silence depuis vingt ans à propos du drame.


Dans un communiqué, l'ancien capitaine de l'équipe de France déclare: «Je suis plus que surpris par les attaques à mon encontre alors que cela fait 20 ans que le drame du Heysel s'est produit. Je n'ai pas attendu ces longues années pour faire part de ma tristesse au sujet de cette tragédie. Mais je n'ai pas besoin de caméras ni de micros pour exprimer ma compassion envers les victimes et leurs familles. En 1985, je n'ai pris part, en aucune façon, à l'organisation du match pas plus qu'à sa sécurité. Les critiques se trompent de cible. Aujourd'hui, je pose la question: qu'ont fait ceux qui me font porter une part, sinon plus, de responsabilité?»


«Où étaient les responsables belges?»


«Où étaient les responsables belges lorsque je me suis rendu à Anfield (NdlR: stade de Liverpool, le 6 avril pour le match aller des quarts de finale de la C 1) à l'occasion des retrouvailles de Liverpool et de la Juventus pour la première fois en 20 ans? Entre anciens joueurs des deux équipes, nous avons apporté notre soutien, certes modeste mais véridique et empli d'émotion, à ceux qui ont perdu au Heysel un être cher. J'avais promis de ne jamais retourner sur les lieux du drame et je ne reviendrai pas sur cette promesse. Par pudeur, j'ai refusé de répondre aux nombreuses demandes d'interviews pour des journaux, des documentaires ou des livres. Je suis quasiment le seul participant de ce 29 mai 1985 à être sollicité. J'ai décidé, il y a plusieurs années, de ne plus évoquer ce sujet. Je reste fidèle à moi-même. Mais cela n'enlève rien à ma douleur personnelle et n'efface pas ce pénible souvenir. Le bourgmestre de Bruxelles déplace les responsabilités et tente aujourd'hui d'appeler au secours les médias en me montrant du doigt. Je lui suggère de relire le courrier que je lui ai adressé le 26 avril dernier suite à plusieurs entretiens avec ses services. Je n'ai jamais reculé devant mes responsabilités, aujourd'hui pas plus qu'hier. Mais en l'occurrence, je n'ai pas ce drame sur la conscience. Je suis triste, surtout, de voir que certains cherchent à se dédouaner sur mon dos. Un tel hommage mérite de la retenue. J'essaie d'afficher la mienne mais chacun doit savoir que la tristesse est toujours en moi et que j'adresse à chaque famille de disparu un message de compassion qui vient du coeur.»


Le 29 mai 1985 à Bruxelles 39 supporters étaient morts étouffés lors de la finale de la Coupe d'Europe de des clubs champions entre la Juventus et Liverpool après une charge de hooligans anglais sur des supporteurs de la Juventus.
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# Posté le lundi 30 mai 2005 13:49